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PAR QUATRE CHEMINS |
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October 31 Festival vegetarien de PhuketOctober 19 Kuala LumpurKuala Lumpur nous fournit une bonne dose de cosmopolitain. Elle gruge aussi passablement notre budget au passage, ce que nous encourageons en faisant un saut du cote du Frangipani, un resto de haute gastronomie fusion (mais surtout europeenne), ou Nicolas decouvre la joue de boeuf braisee et grillee. Et pas du simple boeuf canadien, americain ou australien, mais du boeuf Wagyu, reconnu comme etant le meilleur au monde, a cause de son marbré intramusculaire. Apres ca, plus question de manger austre chose, n'est-ce pas. N'empeche que le chef est venu partager sa recette de bonne grace avec nous, ce qui rend tout de meme cette experience d'autant plus seduisante. Accessoirement, nous allons faire un pelerinage du cote des Petronas. Ok, ok, elles sont TRREEESS impressionnantes, avec leur design arabique. Du joli travail.
(Photos a venir) Cameron HighlandsNous poursuivons notre route vers les terres et les hauts plateaux. Les plantations de the des Cameron Highlands nous acceuillent le temps de s'y rafraichir quelques jours en sirotant des crus locaux. Le temps est a la mousson, mais nous profitons des accalmies pour nous promener sur les routes valonneuses, piquant de temps a autres a travers champs, pour plonger dans le vert tendre des theiers assam.
(photos a suivre) PenangLong time no write! L'oisivete est la mere de tous les vices (et Facebook aussi), et le farniente decadent auquel on s'est adonnes recemment n'a rien fait pour stimuler l'assiduite. Je me contenterai donc d'un petit apercu visuel des dernieres semaines.
De Kota Bharu, nous pasons du cote de la cote ouest de la Malaisie, sur l'ile de Penang. La grande majorite de la communaute chinoise se fait sentir et nous rappelle un peu Taiwan. Georgetown a ete un centre colonial portugais, comme en temoigne l'architecture. Nous nous basons dans une auberge-musee, qui est une jolie maison ancestrale toute en bois. De la, nous explorons la bouffe, dont la fameuse Laksa Penang. La meilleure, nous a-t-on dit, se trouve a l'exterieur de la ville, pres d'un grand temple buddhiste. Air Itam nous voila, les papilles titillees et l'estomac dans les talons. La dite soupe est succulente, et bien differente de celle qu'on a appris a cuisine a Borneo (Laksa Sarawak), et celle de Kota Bharu (Laksa Lemak). Les curieux gustatifs pourront etre nos malheureux et heureux cobails a notre retour...
(photos a venir) September 11 How's your bird?Kota Bahru (suite)
7-8-9 septembre 2007
A notre retour des Perhentians, en route vers un atelier de batik, on s'arrete par curiosite dans un champ jonche de tiges honrizontales de metal a la hauteur des yeux, sur lesquels sont accrochees des dizaines de cages d'oiseaux qui se font aller le siffleux. C'est ici que nous faisons la connaissance de M. Khor, un Chinois-Malais qui changera notre comprehension de la ville. Il nous explique les regles de ce concours extraordinaire de chants d'oiseaux, qui se deroule tous les vendredis et samedis matins depuis des decennies. Les petites betes sont jugees sur 4 criteres: la melodie, la frequence, la prestance et la resonnance. Les 'jeux de hasards' etant interdits en Malaisie, les gagnants de chaque semaine recoivent de l'equipement menager (les trophees, qui etait jadis remis, ont perdu de la popularite, puisque qu'ils faisaient gonfler l'ego et ne servaient ensuite que de ramasse-poussiere). Ils peuvent toutefois les 'revendre' au comminte organisateur pour une fraction du prix initial. Ces competitions amicales, mais serieuses, sont aussi une occasion pour les gens de toutes races, de toutes couleurs de peau et de toutes religions de se rassembler et de partager une passion repandue pour les oiseaux. Et ici, ce n'est pas de l'etat de votre sante qu'on enquiert, ni de si vous avez deja mange votre premiere ration de riz pour la journee (comme les Chinois ont l'habitude de le faire). On vous demande comment va votre oiseau. How's your bird?
Les juges ont 2 minutes chacun pour juger la performance de 4 oiseaux a la fois. Des notes leurs sont attribuees, sous forme de chiffres et de lettres, qui seront ensuite ecrites sur un grand tableau. Un systeme de contestation existe, et en cas de litige, un autre commite se chargera de remettre en doute le jugement d'un juge. C'est que les participants sont tres fiers, et certains iront jusqu'a depenser de jolies sommes dodues pour se procurer un oiseau deja gagnant ou plein de potentiel. Les cages elles-memes et le crochet qui les tient en place sont de veritables oeuvres d'art, et certaines sont faites de bois de tek importe de Thailande et incruste de nacre, ou Mother of Pearl.
L'evenement revet une importance supplementaire une fois l'an, quand le prince regnant et ses deux freres remettent eux-memes le grand prix au gagnant. M. Khor nous explique avoir eu cet honneur a deux reprises (il a aussi ete le professeur d'anglais, de math et de sciences de ces 3 princes, au niveau primaire). Il nous emmene visiter sa maison, ou il garde plus d'une cinquantaine de petits chanteurs. Dans tous les recoins, s'empoussierent trophees decolores, rice cookers inutilises, machines a jus toujours dans leur boite d'origine, velos et couvertures emballees de plastique, reliques des nombreuses annees passees a entretenir sa passion. Dans sa cour arriere, il nous montre un amoncellement inimaginable de trophees abandonnes, oublies, brises, temoins de son devouement a l'art de faire chanter les bulbuls Orphee, ou Red Whiskered Bulbuls.
Notre fabuleuse visite avec M. Khor se termine avec un tour des 'cabanes d'oiseaux' de Kota Bharu. Peut-etre connaissez-vous deja la faiblesse des Chinois pour la consommation de nids d'oiseaux? Une croyance vieille de centaines d'annees, veut que ces petits nids d'hirondelles faits excusivement de la salive des oiseaux procurent beaute aux femmes et virilite et longevite aux hommes. Les Chinois sont prets a payer jusqu'a 10,000$US pour un kilo. Quel succes de marketing, quand meme, pour de la bave d'oiseaux! Avec la deforestation massive de l'Indonesie, des millions de ces oiseaux ont cherche refuge au nord, i.e. en Malaisie. Qu'a cela ne tienne, le malheur des uns faisant le bonheur des autres, des maisons et immeubles complets de la ville ont ete transformes pour accueillir ces bestioles qui valent leur pesant d'or. Les proprietaires chinois font donc l'acquisition de batiments - vieux et neufs - pour en betonner toutes les fenetres et n'y laisser que de petits trous, et scellent leur tresor derrriere des portes en acier trempe, verouillees a coup de multiples cadenas, le tout sous la surveillance de cameras de securite et de fils barbeles. Les oiseaux peuvent donc a loisir pendre la cremaillere, s'installer dans leurs nouveaux quartiers, et batir leur nid par milliers. Des dizaines de ces maisons sont presentement occupees par les hirondelles, et de nombreux edifices sont en phase de transformation. Pas mal pour des refugies de race aviaire! The birds are taking over! (Ou peut-etre sont-ce les Chinois......)
Aviairement votre,
j
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